Semaine 3

27 août 2015

Les travaux sur le terrain piquent la curiosité des ours polaires

Un ours polaire aperçu à Cape Felix (Crédit photo: Thierry Boyer/Parcs Canada)

Nous avons commencé la journée à Cape Felix, qui se trouve à l'extrémité nord de l'île King William. Cette zone est riche en éléments historiques et archéologiques et constitue un endroit stratégique précieux sur le plan de la navigation. L'équipage du Sir John Franklin a monté un campement ici, et des preuves de l'utilisation du site ont été observées pour la première fois par le lieutenant William Hobson en mai 1859.  

La première tâche a consisté à mettre en service la balise située presque directement sur le site archéologique. Nous avons utilisé l'hélicoptère pour nous déplacer, de sorte que les travaux ont été achevés rapidement et efficacement, ce qui a permis à MM. Stenton et Park, Ph. D. d'aller passer une journée complète sur le site pour réaliser des relevés au sol, documenter de nouveaux artéfacts, et faire voler le Lidar au-dessus de la zone pour recueillir des images 3D à haute résolution du site.

Hélicoptère de la GCC transporte l'équipage à une balise de navigation

Balles de mousquet avec leur coulée, site NlLf-7, Cape Felix, île King William. (Photo : Douglas Stenton, gouvernement du Nunavut)

En plus de cartographier le site du Cape Felix, plus de 100 objets ont été trouvés par l'équipe du Nunavut, y compris une grande quantité de débris de verre provenant de bouteilles découvertes sur les lieux en 1859. Des amorces à percussion, des chevrotines et des fragments de plomb ont également été trouvés; cependant, les objets les plus intéressants qui ont été découverts sont de petits médaillons de plomb et quatre balles de mousquet, dont le jet de coulée est encore attaché à chacune d'entre elles, ce qui prouve que les munitions étaient fabriquées sur place.

Afin d'assurer la sécurité des archéologues pendant les travaux, le matelot de la GCC Devin Ramos a assuré la surveillance. Les ours polaires peuvent se montrer aussi curieux que les archéologues; il est par conséquent important de les repérer de loin et de garder ses distances. Un ours dans la région s'est montré particulièrement inquisiteur, mais il a quitté les lieux sans incident.

L'hydrographe en chef, Tim Janzen, accompagné d'Arthur Wickens et de Michael Black, s'est également rendu sur la côte afin d'établir trois nouveaux points de référence verticale et d'effectuer de multiples observations du niveau de l'eau. Ces renseignements seront directement liés aux données recueillies par le marégraphe submergé, et ils serviront à élaborer des cartes verticales et des tables des marées exactes pour cette zone. 

Arthur Wickens, hydrographe du SHC

Michael Black, hydrographe du SHC

En outre, les dernières images RADARSAT et carte des glaces du Service canadien des glaces indiquent qu'il reste des zones d'importantes concentrations de glace dans le détroit de Victoria, surtout dans les secteurs où les efforts seront concentrés au cours des prochaines semaines. Afin de dresser un portrait plus complet, le capitaine Aldridge, accompagné des archéologues Ryan Harris et Thierry Boyer, a pris l'hélicoptère pour effectuer un survol de reconnaissance des glaces. En plus d'évaluer la glace, le capitaine Aldridge s'est rendu à un endroit où un haut-fond a été signalé pour la première fois au début des années 1980. En route, ils ont aperçu une forme peu profonde, clairement visible, à environ 2 milles au sud de l'endroit signalé. À la lumière de ces observations, ils ont noté la position approximative de cette nouvelle caractéristique et ont modifié la sélection des sites des prochains relevés. Ces changements permettront d'assurer que les vedettes hydrographiques pourront naviguer en toute sécurité dans leurs secteurs désignés, et d'examiner plus en détail les éléments d'intérêt dans l'optique des travaux de cartographie et d'archéologie.

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