Semaine 4

7 septembre 2015

La nature montre les dents

Des vagues s'écrasent sur un floe

C'est aujourd'hui la fête du Travail, et les conditions de ce matin sont caractérisées par une légère couverture nuageuse, une température de 4 degrés Celsius et des vents du sud atteignant 15 nœuds. Selon les prévisions météorologiques, les vents et les vagues devraient augmenter et il risque de pleuvoir cet après-midi; comme d'habitude, les activités matinales ont rapidement été amorcées. Nous sommes restés en transit juste à l'ouest de la baie Erebus dans le détroit de Victoria, un site où nous continuerons de passer au peigne fin jusqu'à la semaine prochaine dans l'espoir d'y déceler des indices de la présence du HMS Terror.

Tim Janzen et Rudy Cutillo du SHC se sont rendus en hélicoptère au récepteur GPS sur l'île Racon pour en remplacer les batteries et récupérer les données enregistrées.  Pendant la récupération des données, ils ont remarqué que des lièvres arctiques avaient allègrement mâchouillé les câbles de l'appareil. Heureusement, l'équipement est demeuré tout à fait fonctionnel, mais l'équipe a pris des mesures pour mieux protéger les câbles, ce qui permet de laisser l'enregistreur sur le site pour continuer d'y recueillir des données. 

Tim Janzen, hydrographe en chef du SHC, mesure la hauteur du GPS

Le capitaine Spencer Weisgerber navigue les lignes de levés

À bord du navire, l'équipage de la GCC s'est préparé pour le déploiement de l'Investigator, du Gannet et du Kinglett. Le Laurier a méthodiquement suivi sa trajectoire, son radar multifaisceaux activé. Tous les renseignements recueillis sur le fond marin contribuent aux renseignements de base du SHC essentiels pour élargir les corridors maritimes dans ces eaux, et les hydrographes essaient de profiter de chaque occasion de recueillir de nouvelles données.

Comme on s'y attendait, les vagues ont pris de l'ampleur tout au long de la journée, faisant tanguer les vedettes en plein levés. Il est difficile pour les capitaines de tenir les lignes de levé dans ces conditions, mais la capacité de voir leurs résultats en temps réel sur les écrans à bord leur permet d'apporter des modifications sur-le-champ à leur direction.  À 18 h, toutes les vedettes se sont mises en route pour revenir pour la nuit. L'avantage de la taille du Laurier est qu'il a pu continuer ses levés sans problème jusqu'au lendemain matin.

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